Une critique de The Dark Verse – vol. III

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Une photo pour célébrer l’arrivée de cet ouvrage qui a traversé l’océan Atlantique pour finir entre mes mains. Envoyée à l’auteur, elle a été publiée sur Facebook. « A new priest arise in France to spread the Dark Verse ».

Un recueil à la fois fascinant et horrifiant de par son univers, à l’écriture fluide et efficace, et à la lecture absolument délicieuse.
J’ai connu la série de M. Amanuensis Sharkchild « The Dark Verse » (trois tomes indépendants à ce jour) en me promenant sur les sites américains relatifs à la littérature d’horreur. Et j’ai finalement pu lire le troisième tome, intitulé « Beyond the Grip of Time » après avoir remporté l’ouvrage lors d’une opération « Giveaway » organisée par l’auteur.
Mes a priori étaient positifs, de par ce que j’avais pu en lire jusqu’ici dans des critiques ou courts extraits. Et pour ne rien gâcher, la couverture est franchement chouette.
Concernant l’objet lui-même, le livre est relié en faux-cuir avec un artwork original en dorures. Les tranches du livre sont noires, donnant le ton de ce qu’il contient. C’est vraiment un très bel ouvrage à l’ancienne, bien loin des standards fades que nous connaissons actuellement en France pour un prix équivalent (US. $25 contre €20 pour un livre éditeur en Europe) . Deux artworks couleurs différents ornent la page de garde et la page finale. Et un artwork illustre également la page de titre. Chaque texte est lui aussi orné d’un artwork double page. Les illustrations sont toutes réalisées par John Stifter et sont franchement du plus bel effet. Si je voulais être tatillon, je dirais qu’il ne manque qu’un signet pour avoir un sans-faute. Bref, que du bon, et je dois vraiment dire que le travail fourni sur le livre lui-même m’épate.
Mais qu’en est-il des 26 textes qui composent ce troisième volume des Dark Verse? Originellement diffusés en podcasts sur le site de l’auteur, ces textes sont assez courts (7-8 pages environ), et ne déploient pas d’intrigue au long cours. Chacun de ces textes se suffit à lui-même et aborde un sujet différent. Sharkchild sait poser une ambiance horrifique de façon vraiment très efficace, et certaines histoires laissent un sentiment de malaise et d’angoisse. Très bien écrits, ces textes sont donc largement à la hauteur de leur enrobage.
Beyond the Grip of Time réunit des textes que l’on peut rattacher à l’onirisme noir, au cauchemardesque. Chacune des horreurs qu’ils décrivent pourrait se trouver là, juste en face de nous, derrière ce voile qui nous occulte les autres dimensions. Ils contiennent la malveillance d’un multivers qui nous est fondamentalement hostile et qui fait de nous des proies inconscientes d’un danger que nous ne pouvons ni comprendre ni même appréhender.
Si la conception de l’Horreur telle qu’elle est exposée ici semblera évoquer immanquablement au lecteur français certains textes de Lovecraft comme La Quête de Kadath l’Inconnue et tous ceux qui sont liés aux Contrées du Rêve, ils m’évoquent cependant beaucoup plus les textes de Lord Dunsany, en version cauchemardesque et tout aussi talentueuse.
Une lecture à découvrir d’autant plus que son auteur est tout ce qu’il y a de plus vivant et sympathique, même si à ce jour la série The Dark Verse n’est disponible qu’en version américaine.

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