Tous les articles par Tiephaine G. Szuter

Peste (Ecclesia vol.III) est enfin disponible!

Avec 18 petits mois de retard, le troisième et dernier volet du cycle Ecclesia est enfin disponible!

L’Empire n’est plus, anéanti de l’intérieur par la corruption de son cœur et de son âme par la religion orientale du nazaréen. Enivrée par le sang des martyrs, voilà que celle-ci entend désormais régir le monde, et anéantir jusqu’aux racines de l’ordre ancien, et priver l’Homme de son lien avec la Nature. Et comme il fut écrit, les cavaliers répandirent la Peste partout où ils purent aller…

Peste est disponible aux formats Kindle et papier.

A noter que comme toujours chez Sombre Plume, l’achat de la version papier vous donne la version kindle gratuitement (voir conditions chez Amazon).

Le Kazakhstan renfloue ses citoyens plutôt que ses banques

https://www.rt.com/business/462810-kazakh-president-debt-poor/

Une initiative intéressante du Kazakhstan: au lieu de renflouer les banques plombées par la « mauvaise dette » (une dette que les emprunteurs ne remboursent pas, en principe parce qu’ils ne le peuvent pas), et de maintenir cette dette dans le système, le gouvernement du Kazakhstan va éliminer cette mauvaise dette en la remboursant de sa poche, en privilégiant la dette qui plombe les ménages les plus pauvres.

Une manière de renflouer ses banques tout en servant le Peuple, au lieu de renflouer les banques à son détriment: jusqu’ici, partout dans le monde, les gouvernements renflouent les banques avec l’argent public (les impôts et les bénéfices issus des exportations par les entreprises d’Etat), sans pour autant soulager la dette privée, qui est un engrenage infernal.

Ici, le gouvernement kazakh casse cet engrenage pour un peu moins d’un milliard de dollars en aidant ses pauvres (3 millions de personnes sur une population de 18 millions vont en bénéficier), et sans donner un blanc-seing aux banques, qui devront faire très attention dans leur gestion.

Je trouve ça vraiment bien (c’est comme ça que doit marcher le capitalisme social), et je suis curieux devoir comment la situation va se développer dans les mois qui viennent.

Pour un capitalisme social

Si vous fréquentez Sombre Plume de façon régulière, vous savez que j’aime commencer mes articles par quelques rappels pour faire taire certains reproches qui peuvent m’être adressés. Cet article ne fera pas exception. Je rappelle donc avant d’entrer dans le vif du sujet que j’ai un Master d’économie, et que j’ai été formé par des économistes de l’école Autrichienne, c’est à dire dans un esprit Libéral au sens propre du terme. Le « Laissez Faire, Laissez Passer », Adam Smith, la liberté de l’entrepreneuriat, les libertés économiques en général, c’est l’essence de ma formation et j’y adhère complètement. Mais j’ai été aussi intérimaire et ouvrier, et je n’ai pas oublié ce qu’était ma condition à l’époque, et je reste très attaché au Travail et à la Protection Sociale. Vous ne me verrez donc jamais défendre l’école de Chicago et la Finance et encore moins ses pseudo-élites.
Je suis capitaliste (dans le sens que je défends à travers mes articles), et anti-mondialiste. Le capitalisme que je défend est un capitalisme social, et l’article qui suit s’attache à vous présenter les principes de base d’une « économie libérale au service du Peuple ».


Le Capitalisme, comme j’aime à le rappeler, n’est pas une idéologie, mais un mode d’organisation de la production. Il vise à augmenter les rendements, c’est à dire le ratio entre coûts et revenus, afin de dégager un profit le plus efficient possible (et non, comme on le dit trop souvent, le « plus élevé possible »), afin de dégager un surplus appelé « bénéfice », qui sera réinvesti dans l’appareil de production.
Cet appareil de production comprend les moyens physiques (équipements, machines…) et la main d’œuvre (percevant un salaire).

Lorsque le profit tiré de la vente des produits est « le plus élevé possible », c’est à dire le modèle économique des grandes multinationales comme Nike (dont les chaussures vendues 100€ ont généré un salaire de quelques centimes), Apple (qui délocalise ses instruments de production en Chine, où l’on fait travailler des enfants et des « criminels sociaux »), Levi’s (qui fait travailler des détenus américains payés quelques centimes de l’heure), BMW (qui fait travailler légalement des migrants pour un salaire de 1.80€ de l’heure), et des tonnes d’autres encore. Ce capitalisme-là est un esclavagisme qui ne dit pas son nom, et doit être éradiqué, tant pour les dommages qu’il cause aux sociétés que pour les dégâts causés à l’environnement et au vivant.

Le Capitalisme en réalité est à l’origine pensé pour se perpétuer, c’est à dire assurer son avenir. Il ne sert à rien d’augmenter sa production et de saturer un marché pour engranger un maximum de profits pour se retrouver l’année suivante en faillite parce que les débouchés auront été détruits l’année précédente. De même, il ne sert à rien de réduire les salaires ou d’exporter l’appareil de production pour les maintenir les plus bas possibles, si c’est pour que les salariés ne puissent pas eux-mêmes acheter ce qu’ils produisent (à l’exception du Luxe, qui répond à d’autres logiques). Toute la leçon de Gerald Ford était de démontrer que si ses propres salariés ne pouvaient acheter ses voitures, leur production n’avait aucun intérêt.

C’est parce que Gerald Ford acceptait de limiter le surplus/bénéfice qu’il pouvait dégager de ses voitures que ses ouvriers pouvaient les acheter. Le surplus économique auquel il renonçait se traduisait en surplus social dont ses salariés étaient les bénéficiaires à travers leurs salaires. Parce qu’il maintenait des salaires relativement élevés et limitait ainsi le profit qu »il engrangeait, les ouvriers de Ford bénéficiaient d’un meilleur pouvoir d’achat, qu’il pouvaient affecter à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Si l’on dit souvent que le capitalisme du 19e siècle fut une horreur industrialiste dans laquelle l’être humain se retrouvait broyé, on oublie de préciser que c’est à la même période que les grands patrons d’industrie ont mis en place une série de mesures en faveur du logement et des loisirs des ouvriers et de leurs familles et de l’éducation des enfants, qui donneront le Paternalisme. D’inspiration saint-Simonienne, cette approche de la vie de l’entreprise favorisait le bien-être des salariés au-delà des simples murs de l’entreprise. Un relatif équilibre économique s’instaurait entre d’une part le dirigeant, qui percevait une partie des bénéfices de son entreprise (après impôt et réinvestissement), et les salariés, qui bénéficiaient d’une partie du surplus dégagé par l’entreprise se traduisant en mesures à objectif social. Dans les faits, il est indéniable que la situation ouvrière à la fin du 19e siècle était bien meilleure qu’au début.

C’est ce capitalisme social qu’il nous faut retrouver aujourd’hui: le Capital doit servir à l’amélioration des conditions de vie de chacun, et non à contribuer à la « richesse » de quelques uns qui n’en font rien.

Comment le traduire dans les faits? Il suffirait de réapprendre à partager les fruits du labeur de chacun au bénéfice de tous, c’est à dire à limiter les dividendes des actionnaires au profit de primes aux salariés, tout en réaménageant un réinvestissement des bénéfices dans la recherche et l’innovation. Mais plutôt que de l’imposer par une Loi qui serait contournée, surtout dans une société mondialisée, il s’agit de réapprendre aux entrepreneurs et actionnaires à respecter l’économie réelle, plutôt que de courir après les mirages de l’économie financière, où les crises sont organisées pour le profit de quelques uns (toujours les mêmes) et où la richesse est virtuelle et égoïste. Cela implique, également, de démolir le système européen actuel, qui empêche ce type d’initiative au nom, et c’est un comble, de la libre concurrence et de la liberté d’entreprendre.

La définanciarisation de l’économie au profit de sa « rematérialisation » passe par un principe simple: 1 euro versé aux actionnaire équivaut à 1 euro réinvesti dans l’entreprise, et à 1 euro versé aux salariés. Bien sûr, un tel partage entrainera un rééquilibrage drastique de certaines valeurs sur les marchés, mais ce ne sera jamais un mal, considérant que toutes les actions d’entreprise sont sur-évaluées par rapport à leur valeur réelle: le cours du marché est une valeur gonflée, sans rapport avec la valeur économique réelle de l’action, c’est à dire sans rapport avec la valeur de l’entreprise ni ses bénéfices. De quoi donner des sueurs froides aux financiers qui spéculent et manipulent les cours, mais aussi de quoi ré-asseoir l’économie sur des bases plus saines et réalistes.

Plutôt que de parler de justice sociale, un terme fortement connoté et largement dévoyé, je préfère la notion d’équité. L’équité consiste à exiger de chacun l’effort dont il est capable, et de lui donner les fruits qu’ils mérite. Un financier qui contribue à la réussite d’un projet a tout autant le droit d’en tirer des bénéfices que le travailleur qui a fourni l’effort pour le bâtir, il ne s’agit aucunement de dresser l’un contre l’autre, mais au contraire de réapprendre à chacun de travailler l’un avec l’autre, pour contribuer ensemble à la réussite du projet et par voie de conséquence, à l’amélioration de la société. C’est ici que l’on retrouve l’esprit du saint-simonisme: l’association de chacun doit permettre à tous d’une part de trouver sa place, et d’autre part d’améliorer les conditions d’existence de l’ensemble de la communauté.

L’essence du capitalisme social est ici: cesser d’exploiter des faiblesses d’autrui aux fins d’un enrichissement sans cause ni buts, mais au contraire l’aider selon son mérite pour renforcer l’ensemble de la communauté afin que tous jouissent de meilleures conditions d’existence.

Marion Zimmer Bradley, l’ogresse pédophile

Marion Zimmer Bradley

Marion Zimmer Bradley. Si vous avez fréquenté les rayonnages Science-Fiction & Fantastique (SFF) de votre libraire, vous connaissez certainement ce nom.
Ce que vous savez peut être moins, c’est que MZB était une militante féministe et est devenue une icône LGBT, en raison de ses positions pro-lesbianisme.
Ce que vous ne savez probablement pas, c’est que MZB était une pédophile et une mère (lesbienne) abusive, et qu’elle a livré ses enfants à son mari, homosexuel, pédéraste (on appelle ça « éphèbophile », aujourd’hui), et surtout, un pédophile militant ayant publié une revue promouvant « l’exploitation sexuelle des enfants impubères » (la pédophilie, pour les deux du fond qui suivent pas). Il a écrit et publié (!) un livre sur le sujet, et abusé de nombreux enfants et adolescents.
Non seulement MZB savait que son mari était pédophile avant de se marier avec lui et a largement fermé les yeux (voire participé!) sur son comportement dégénéré sur leurs enfants biologiques (et sur d’autres, notamment un adolescent de 14 ans que son mari violait sous leur toit), mais elle a elle-même torturé psychologiquement sa fille biologique pour la dissuader d’être hétérosexuelle et la forcer à un pseudo-lesbianisme militant.
Le mari de MZB est mort en prison, mais elle est morte « paisiblement », sans jamais répondre de ses crimes. Sa fille a écrit un livre où elle raconte le calvaire qu’elle et son frère ont subi au nom du militantisme qu’on disait à l’époque « féministe », et qu’on qualifierait aujourd’hui de queer/LGBT.
Le plus horrible, c’est que ces abus ont été commis pendant des décennies, à partir de la fin des années 1950 jusque dans les années 1980, et que la « communauté de fans » était au courant, sans rien dire ou dénoncer.
Sous le pseudonyme de Moira Greyland, la fille de Marion Zimmer Bradley explique dans son livre avoir parlé à de nombreux autres enfants élevés dans des familles « LGBT/Queer/Féministes », et que son histoire est très semblable à celle des « survivants » avec lesquels elle a pu discuter. Elle explique que contrairement à ce qu’on lui répond généralement, à savoir qu’il s’agissait d’une autre époque et que tout a changé, les abus sexuels subis par les enfants élevés dans des familles de ce type sont toujours aussi répandus et sont encore plus dissimulés, au nom du politiquement correct.
« Tous les enfants élevés dans des couples de même sexe ont souffert de l’absence d’un parent du sexe opposé, et tous, nous avons été « sexualisés » (confrontés à la sexualité) beaucoup trop tôt dans notre développement personnel ».
L’un des quelques articles sur ce sujet spécifique:
https://www.lifesitenews.com/…/daughter-of-famed-sci-fi-aut…
Le livre de Moira Greyland (non traduit, autopublié) :
https://www.amazon.fr/Last-Closet-Dark-Side-Av…/…/9527065208

La censure passe à la vitesse supérieure…

https://www.technologyreview.com/f/613644/youtube-is-deleting-videos-on-nazi-history-as-part-of-its-hate-speech-crackdown/

« Youtube efface des vidéos sur l’histoire du national-socialisme au cours de sa nouvelle charge contre les discours de haine ».
Je ne m’exprime jamais sur le national-socialisme, pour des tas de raisons. Je n’ai rien à ajouter aux centaines de milliers de pages et aux dizaines de milliers d’heures de documentaires sur le sujet, de toute façon, et la plupart des gens se contentent de « c’était le mal absolu » ou plus rarement « ils n’ont rien fait de mal ». Ce débat là ne m’intéresse absolument pas.
Par contre, qu’une entreprise privée décide d’un coup d’un seul de censurer des vidéos incluant des images d’archive montrant les personnalités ou des anonymes du national-socialisme allemand, ça me dérange très, très sérieusement. Contrairement à ce que la firme annonce, elle ne lutte pas ici contre les « discours haineux », lutte qu’elle mène avec un zèle plus que critiquable depuis déjà plus de dix ans. Non, là, Youtube s’attaque réellement aux vidéos éducatives, institutionnelles ou non, et pas seulement aux vidéos informatives sur des sujets aussi divers que « Hitler avait les yeux bleus » (et, oui, c’est vrai, il n’avait pas les yeux bruns comme on nous le dit souvent).
Il est extrêmement inquiétant qu’on s’attaque à des archives visuelles, qui parfois constituent le seul moyen pour le public d’y accéder, au nom d’une lutte contre la « haine ». Et ce, quel que soit le sujet. Ça l’est plus encore quand ces archives sont aussi importantes pour notre histoire contemporaine, alors qu’on nous rabâche jusqu’à la nausée le discours du « retour des années sombres ».
Une vidéo qui explique l’antisémitisme d’Hitler avec des extraits de ses discours est désormais impossible à charger sur Youtube. Une vidéo qui explique comment l’économie allemande s’est redressée par la mise en place de grands programmes gouvernementaux (les routes, notamment), et pourquoi ces grands investissements ont abouti in fine à l’obligation pour l’Allemagne d’aller à la guerre à cause de l’intransigeance de ses créanciers internationaux, c’est pareil, c’est impossible. Une vidéo qui explique comment les associations judaïques ont collaboré avec le régime hitlérien pour mettre en place des filières d’émigration légale à destination de la Palestine alors sous mandat britannique (wikipédiez « accords Haavara » si vous en doutez), c’est désormais considéré comme « discours de haine ». Peu importe que vous ne rapportiez que des faits bruts, sans les commenter ni rapporter d’opinion dessus.
Priver un peuple de sa mémoire, c’est comme ça qu’on le contrôle, et qu’in fine, on l’extermine. C’est ce qui s’est passé avec les peuplades sud-américaines, c’est ce qui s’est passé avec les peuples païens européens, c’est ce qui aurait pu se produire en 33-45 pour des tas de peuples en Europe.
Ils commencent par le national-socialisme en pensant que cette censure fait l’unanimité. Ils ne s’arrêteront pas là et s’attaqueront très bientôt à d’autres sujets, tout aussi importants, jusqu’à ce que le passé ait disparu, et que nous n’ayons plus ni passé, ni avenir.
Sauvegardez tout ce que vous pouvez. La moindre photo, le moindre bout de discours, le moindre livre, la moindre vidéo, même si ça vous paraît insignifiant. Préservez notre mémoire, et ne les laissez pas nous en priver.

Sombre Plume a 8 ans!

Si le site Sombre Plume a été lancé officiellement le 1er mai 2011, c’est bel et bien le 28 avril de la même année que j’ai ouvert ces pages avec ma comparse Laura, que vous connaissez mieux sous son pseudonyme d’Elora.

Le logo originel de Sombre Plume

Ni elle ni moi n’aurions deviné où nous mènerait notre rencontre au hasard des rayonnages « Histoire Médiévale » d’une librairie de Poitiers, trois ans plus tôt. L’amitié qui naquit de notre dispute originelle pour savoir qui achèterait le dernier exemplaire du livre que nous voulions tous les deux perdure toujours, même si nos liens se sont distendus. Laura est partie vivre à Londres il y a quelques années, moi-même partant dans le sud de la France puis l’Italie, et Sombre Plume s’est transformé au fil des ans en même temps que nos relations.

La toute première illustration accompagnant l’ouverture de Sombre Plume, le 1er mai 2011. (Vision of Faust, Falero, 1878)

C’est le goût de l’écriture et des livres qui est à l’origine de notre projet commun, Sombre Plume. Il devait s’agir à l’origine d’un site de publication de nos écrits, servant à la fois à leur donner de la visibilité au delà de nos cercles amicaux et familiaux, et à nous motiver pour continuer à écrire. Nos textes étaient publiés sous forme de pdf, directement téléchargeables sur Sombre Plume, de façon gratuite et sans pub. Encore aujourd’hui, Sombre Plume respecte cette philosophie, et la publicité, cette plaie du 21e siècle, est totalement absente du site.

C’est donc le 1er mai 2011 que Sombre Plume ouvre ses portes. La première publication que nous avons présentée à nos lecteurs était mon Liber Satanis, que j’avais écrit en 2008, quelques semaines avant ma rencontre avec Laura. Elle-même avait présenté un court texte portant sur l’ésotérisme dans la littérature romantique. Pendant quelques mois, nous avons présenté chaque semaine un texte de notre main, avant que fatalement, les textes viennent à manquer, ni elle ni moi n’écrivant suffisamment pour tenir un tel rythme. Nous avions tenté d’instaurer une tradition baptisée « Nox Invicta », se tenant aux alentours du 21 juin pour le solstice d’été. A cette occasion, nous avons co-écrit un ensemble de textes dans un univers mêlant mysticisme, astronomie et horreur, nos thèmes de prédilection. Cependant, notre travail était absolument ingrat: nous passions des heures à écrire et mettre en page nos histoires, et les visites sur Sombre Plume étaient proches de zéro. Quand les textes à publier ont manqué, Laura et moi avons pris un peu nos distances du site, le temps de réfléchir à ce que nous allions faire, envisageant même de fermer Sombre Plume.

L’échec de la publication du Paradis Perdu & Reconquis a changé beaucoup de choses… (Satan Vaincu, Gustave Doré)

Nous sommes revenus quelques mois plus tard avec pour projet de démarrer notre maison d’édition. Sans emploi tous les deux à ce moment là, c’était pour nous une manière de sortir du chômage et de faire ce que nous aimions. Nous avons alors préparé le terrain, en publiant une épopée totalement oubliée aujourd’hui, intitulée « Satan », par Henri Delpech, et datant de 1859. L’œuvre, indisponible encore aujourd’hui malgré l’impression à la demande et les rééditions estampillées BNF, est pourtant un monument poétique de la période romantique française. Son auteur a cependant eu le malheur de n’être pas parisien mais bordelais, et de ne pas fréquenter les bons cercles… Après « Satan », nous nous sommes attelés à l’un des projets qui nous a tenu le plus à cœur, et qui s’est révélé être un véritable serpent de mer: la publication du Paradis Perdu et du Paradis Reconquis de John Milton, agrémenté des 3 ensembles d’aquarelles par William Blake sensé les illustrer. Aucune édition papier ni numérique n’avait avant nous rassemblé à la fois le texte original et ses aquarelles, ni la traduction française. C’est cette traduction qui nous fera nous arracher les cheveux. Si nous avons publié à l’origine la traduction de Chateaubriand, celle-ci est une véritable trahison du texte originel de John Milton, et nous ne voulions pas le reprendre pour une édition papier, que nous préparions le plus sérieusement du monde. La recherche d’une traduction fidèle au texte en anglais et libre de droits s’est avérée être un vrai chemin de croix, au point que nous avons fini par décider de nous atteler à une traduction intégrale. Un travail de titan, que nous avons fini par abandonner quand Laura est partie vivre à Londres.

Mon tout premier texte publié chez un éditeur semi-pro, dans le fanzine Klaatu #3 de l’hiver 2012-2013

Entre temps, j’avais goûté aux joies de la publication papier, dans un fanzine diffusé à Tours. La revue Klaatu était un projet mené par une association qui entendait diffuser des œuvres picturales et écrites, et que mon libraire de l’époque soutenait. Il m’avait dit d’envoyer un de mes textes, ce que j’ai fait, et c’est ainsi que ma nouvelle Le Tertre a été publiée à l’hiver 2012-2013. Difficile d’exprimer ce que ça représentait pour moi, tant cela signait l’aboutissement d’efforts monstrueux, à la fois sur le plan personnel qu’en termes de travail. C’était la première fois qu’en dehors de mes parents, quelqu’un lisait et appréciait mes écrits. Même ma compagne de l’époque ne me soutenait pas, et sans Laura pour m’épauler, et sans Klaatu à ce moment-là, Sombre Plume n’existerait probablement plus, si tant est qu’il ait vu le jour. L’année 2012 avait été pour moi une année particulièrement dure: je travaillais en intérim dans des conditions indignes, puis j’ai été embauché en CDI. Prévoyant d’en profiter pour reprendre mes études que je pouvais enfin payer et soutenir, j’ai dû affronter à la fois une compagne qui faisait tout pour m’empêcher de reprendre mes études, et mon employeur qui voyait d’un très mauvais œil ma reprise d’études en Droit. Tant et si bien qu’après avoir subi un véritable harcèlement moral pendant 4 mois, mon employeur m’a licencié sur un motif fallacieux deux semaines avant le début de la période d’examens universitaires… Quand le rédac’ chef de Klaatu m’a contacté pour me dire qu’il publierait le Tertre, ça a été une véritable bouffée d’air, même si ça n’a pas empêché la dépression de me frapper durement pendant les six mois qui ont suivi. Pour Laura, les choses n’avaient pas été roses non plus, si bien que le passage 2012-2013 reste dans notre mémoire comme une véritable charnière dans nos vies.

Caucasus, chez House Made of Dawn

L’année 2013 s’est terminée sur une note plus heureuse en ce qui me concerne, puisque les toutes jeunes éditions numériques House Made of Dawn a retenu un de mes textes, intitulé Caucasus, avec à la clé un véritable contrat d’édition. Si l’éditeur ne publiait jusque là que des romans, ma novella avait suffisamment plu pour motiver la création d’un nouveau format avec un rythme de parution mensuel baptisé « Courts Lettrages », dont Caucasus a été le premier titre. Une sacrée revanche pour moi après des épreuves que je ne souhaite à personne, d’autant qu’un deuxième texte, intitulé Werwolf, a été retenu quelques mois plus tard. Mieux encore: Caucasus a carrément été honoré d’un passage télévisuel, dans l’émission Rêves & Cris du 14 mars 2014, sur la chaine No Life!

Werwolf, chez House Made of Dawn

Puis, donc 2014 est arrivée. Contrairement aux rumeurs qui bruissaient ici et là, Laura et moi n’avons jamais été un couple, même si nous nous sommes énormément rapprochés cette année-là. Nous avons tenté de relancer Sombre Plume de nombreuses fois, sans jamais vraiment de succès: soit nous n’avions pas le temps, soit nous n’avions simplement rien à y publier. En 2014 pourtant, nous avons relancé nos projets de faire de Sombre Plume une vraie maison d’édition, et nous avons publié mon Liber Satanis au format Kindle, grâce à la plateforme Amazon Create Space. On critique énormément Amazon, mais on ne peut pas leur reprocher de favoriser l’expression littéraire, puisque leur plateforme d’autoédition permet aux auteurs de diffuser leurs œuvres au format électronique et papier. C’était en tout cas un véritable test pour nous, d’autant que ce texte m’a toujours semblé un peu maudit. Il a suffisamment marché pour nous remotiver et relancer nos projets… sans y arriver.

Le travail de Laura à Londres ne lui permettant plus de participer à notre aventure, j’ai pris sur moi la décision de chambouler Sombre Plume pour essayer de maintenir le site à flots. La version actuelle est née de ce chamboulement, et ne mentionne plus qu’occasionnellement nos écrits. Je publie seul mes ouvrages grâce à Amazon, même si Laura les relit dans la mesure du possible. C’est ainsi que j’ai republié mon Liber Satanis, pour la troisième fois, mais cette fois-ci avec un vrai design dont je reprends les codes dans les autres ouvrages de notre collection afin de former un tout homogène. J’ai republié Caucasus et Werwolf, suite à l’autodissolution de House Made of Dawn, puis j’ai publié un inédit, Agartha. Puis ont suivi Saoshyant et Rome, sortes de suites de mon Liber Satanis, et écrits à sa suite en 2008. Reste Peste, qui devait arriver au printemps 2018, mais qui s’est retrouvé mis entre parenthèse du fait de mon programme doctoral à Turin, puis par l’annonce de l’arrêt de la plateforme Amazon Create Space, au profit de la plateforme Kindle Direct Publishing, que je n’ai pas encore vraiment pris le temps de découvrir. Si Laura m’a donné un coup de main au départ pour la mise en page et passe de temps en temps en ces pages, c’est désormais seul que je tiens Sombre Plume, à la fois sur le site et sur la « maison d’édition ».

Et me voilà donc, 8 ans après, ne sachant absolument pas dans quelle direction ira ce site pour les années qui viennent. D’expérience, de toute façon, les projets que l’on forme tombent à l’eau et ce sont d’autres qui sont accomplis à la place! Je n’écris plus de fiction depuis Agartha, c’est à dire depuis 4 ans. J’essaie de maintenir en vie Sombre Plume en publiant des articles sur les choses qui me font bondir (comme cet article sur la censure de Marsault), et je pense continuer à rédiger des critiques littéraires, comme celle que j’ai publiée à propos de la Comédie de Dante par Kolja Micevic. J’ai dors et déjà quelques idées qu’il me faut mettre en ordre…
Et peut être, pourquoi pas, ouvrir ces pages à d’autres auteurs/rédacteurs, voire, folie suprême, relancer la page facebook de Sombre Plume…

Merci à vous, chers lecteurs, que vous soyez de passage ou fidèles au rendez-vous malgré tous ces errements. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour de nouveaux articles. Mais avant, j’ai un anniversaire à arroser…

Tiephaine G. Szuter

L’avenir de l’europe, c’est la guerre ou la mort

https://evolutionistx.wordpress.com/2018/12/08/an-open-letter-to-liberals-and-centrists/
Un article édifiant sur ce qui nous attend très bientôt, avec l’effondrement de notre démographie et l’explosion de l’immigration.
La démocratie n’est qu’une façon pacifique pour la majorité d’imposer ses vues aux minorités. On vous fait croire que le pluralisme des opinions et tout ça c’est sain, et ça l’est, jusqu’à un certain point. Le problème c’est quand le pluralisme des opinions recouvre le pluralisme des ethnies, ce fameux « multiculturalisme »: ça aboutit à ce qu’on appelle le « vote tribal ». On ne vote plus pour une opinion politique, mais pour sa « tribu », au sens large: ethnie, couleur de peau, religion.
Le Peuple français (et je parle bien du Peuple, pas des populations) veut plus de participation à la vie politique de la Nation. Le Gouvernement, élu par des minorités sur des promesses de subventions et d’accueil, et élu pour des intérêts privés (on n’a jamais eu autant d’affaires politico-financières que depuis l’arrivée de Macron comme Ministre puis comme Président), confisque le pouvoir.
Le sort qui nous attend, c’est la Yougoslavie, le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Libye, la Syrie, bref, la guerre « civile » entre français arqués sur leurs opinions politiques antagonistes et la guerre ethnique contre les populations nord-africaine et sub-sahariennes.
Je dis bien que c’est le sort qui nous attend, je n’ajoute pas un « si » en donnant une pseudo solution. Il n’y a pas de solution. C’est ce qui nous attend, qu’on le veuille ou non, même si Macron, par on ne sait quel miracle, subissait le sort d’un Ceaucescu (exécution pure et simple) ou d’un Boris Eltsine (banni du pouvoir et remplacé par un homme fort qui parvient à redresser la situation).
Notre génération voit déjà les effets du laxisme de nos parents et de notre propre lâcheté. On s’imagine qu’il suffirait de métisser les populations pour qu’il n’y ait plus de conflits. Devinez quoi: aujourd’hui comme hier, les premières victimes des conflits sont les métis.
Je le répète, il n’y a aucune solution. Ce n’est pas une question de racisme ou je ne sais quoi: c’est une règle implacable de l’Histoire, et pas que chez les humains d’ailleurs. Tout est dans l’article, même si il s’adresse aux américains, tout ce qui est exposé là vaut pour l’Europe et la France en particulier.
Préparez-vous.

La guerre contre les blancs

Chers lecteurs, cet article sera certainement controversé, et à plus d’un titre. Ce petit laïus introductif vise à remettre les choses à leur place avant qu’on m’accuse de tout et n’importe quoi.
Tout d’abord, cet article n’est pas complotiste: tout ce que j’y rapporte est réel et s’appuie sur des citations pour lesquelles je fournis les références. Vous pouvez les vérifier par vous-mêmes si vous avez l’impression que c’est une exagération ou une déformation (voire un mensonge). Faites-le, vous constaterez par vous-même les choses que j’expose ici.
Ensuite, mes opinions politiques n’ont rien à voir avec le contenu de cet article. Je ne suis pas d’extrême droite, je ne m’intéresse pas à la politique et mes convictions dans ce domaine sont anarchistes. Je ne suis pas non plus raciste; je ne définis pas les individus par leur couleur de peau dont je me fiche éperdument, mais par leurs actes.

Enfin, Sombre Plume n’a aucun revenu publicitaire. Peu importe le nombre de visites, je n’ai aucun revenu sur ce site et donc aucun intérêt à faire la pute à clics. Ce que j’écris en ces pages ne me rapporte rien, à part des ennuis.
Ceci précisé, passons à l’article lui-même.

Connaissez vous Noel Ignatiev?

Je doute que ce nom vous dise quoi que ce soit. Cet homme est pourtant à l’origine d’une idéologie ultra-raciste, qui divise les êtes humains selon leur couleur de peau et les hiérarchise en considérant la « race blanche » comme à l’origine de tous les maux. La pollution des océans par le plastique? Ce sont les blancs. La destruction des écosystèmes africains et amazoniens? Les blancs, encore. Le « réchauffement climatique »? Les blancs, évidemment. Le SIDA? Toujours les blancs. La pauvreté, les guerres, la violence « patriarcale », les problèmes de tous les jours? Les blancs, toujours les blancs. C’en est devenu un meme, tant les articles accusant les blancs d’être responsables de problèmes ridicules se sont multipliés ces dernières années.

Imaginez un monde où l’on en vient à prétendre que les noirs ne peuvent pas manger la même chose que les blancs… au nom de l’antiracisme.

Alors ça vous passe probablement au dessus de la tête, mais sachez que cette accusation fondamentale est aujourd’hui au cœur d’une idéologie revendicative que l’on retrouve partout en Occident, en particulier via les « Social Justice Warrior » (SJW; j’y reviendrais), et en particulier là où se trouvent des populations noires.
Aux Etats-Unis, c’est le fondement du mouvement « Black Lives Matter » (BLM), officiellement créé en 2013 après la mort de Trayvon Martin, un adolescent noir abattu par un policier blanc. BLM est devenu au fil des ans un mouvement idéologique raciste dédié à « l’empowerment noir », qui proclame sérieusement que les noirs seraient une civilisation extrêmement avancée si les blancs n’avaient pas détruit leurs civilisations (spoiler: non seulement ils se sont très bien débrouillés tout seuls pour ça, mais en plus les civilisations disparues dont ils se réclament ont très souvent été redécouvertes et leur mémoire préservée par les européens…). C’est cette théorie fumeuse qui est à l’origine du « succès » du film « Black Panther », où un peuple noir vit caché au cœur de l’Afrique et a développé une civilisation très avancée grâce à l’exploitation d’un métal inconnu, le vibranium. Le film avait déclenché une véritable hystérie collective et des fantasmes délirants, au point qu’un nombre invraisemblable d’afro-américains ont « oublié » que le Wakanda est un royaume de fiction créé par Stan Lee et Jack Kirby (par des blancs, donc) en 1966…

Le Wakanda serait un royaume ultra-avancé parce qu’il aurait résisté au colonialisme, nous expliquent les mêmes personnes qui militent pour l’accueil des clandestins africains…

En France, cette idéologie s’incarne dans plusieurs mouvements communautaristes (pour ne pas dire racistes), dont les Indigènes de la République et Rokhaya Diallo sont la figure de proue, aux côtés des innombrables groupuscules SJW qui pullulent surtout sur internet. L’essentiel de leurs revendications sont calquées sur celles faites aux Etats-Unis par les associations communautaristes (principalement BLM). De par le contexte français, où se mêlent des populations originaires d’Afrique du Nord, les revendications du Parti des Indigènes de la République (PIR) mêlent à la fois des éléments empruntés à l’empowerment noir et à l’Islamisme, ce qui explique l’obsession pro-palestinienne de certains de ses membres.

Bon, tout ça c’est bien joli, mais on n’a toujours pas parlé de Noel Ignatiev. Rassurez-vous, j’y viens. Figurez-vous que ces revendications « racisées » et largement anti-blancs ont toutes, sans exception, la même origine. Et c’est ainsi qu’entre en jeu Noel Ignatiev (préparez-vous, car je vais beaucoup répéter ce nom pour qu’il rentre bien dans la lumière des projecteurs).

Noel Ignatiev

Noel Ignatiev, nous dit sa fiche wikipédia, est le fils d’un immigrant juif aux Etats-Unis. Il est né en 1940, et a rejoint la sphère des groupes et groupuscules communistes dès ses 18 ans, en 1958. Ses premiers « combats » idéologiques s’inscrivent dans le Mouvement pour les Droits Civiques (1955-1964), animé par le pasteur Martin Luther King et qui réclamait la fin de la ségrégation américaine et des droits égaux pour les noirs et pour les blancs. Marxiste-Léniniste, puis Maoiste, puis Marxiste, Ignatiev a abandonné ses études et est devenu ouvrier syndiqué dans une aciérie jusqu’en 1984, date à laquelle il est renvoyé, non sans avoir organisé de multiples grèves et actions au cours de ses vingt ans de carrière. Jusque-là, Noel Ignatiev ne se démarque pas tellement. Les choses changent à partir de 1985, quand il retourne à l’université, et plus exactement à Harvard, où il est accepté sur la base de son expérience avec un niveau « d’undergraduate » (sans diplôme). Dix ans plus tard, il a obtenu son doctorat en Histoire des Etats-Unis et rejoint l’université du Massachusetts en tant que professeur. Son obsession académique?

Abolir la race blanche.

Pour Noel Ignatiev, la notion de « race » est une construction sociale (« There is a long tradition among them that the white race is a peculiar sort of social formation, one that depends on its members’ willingness to conform to the institutions and behavior patterns that reproduce it. By the early 1900s…it was becoming commonplace in the academy to speak of race, along with class and gender, as a social construct….« ), c’est à dire que la « race noire » ou la « race blanche » sont des notions construites, sans aucune réalité, à partir de distinctions sociale. En somme, il n’y a pas de « race », seulement des êtres humains. Jusqu’ici, on pourrait croire que Noel Ignatiev se pose dans une logique humaniste typique. Il va en réalité plus loin. Beaucoup, beaucoup plus loin.

Ignatiev explique que ces notions de races blanche/noire ont été construites parce que les « blancs » voulaient se protéger des « noirs » qui eux, voulaient se mêler aux populations blanches (« We believed that this internal antagonism played itself out as a civil war within the white mind, between the desire of whites to wall themselves off from black Americans and their desire to overcome the boundaries that kept them apart. « ). Rien que cette phrase en citation vous révèle l’imposture intellectuelle que peut représenter une telle affirmation, qui ne repose d’ailleurs sur aucun élément historique: les « blancs » voulaient se séparer des « noirs » et ont donc construit une distinction sociale basée sur la « race » (couleur de peau), qui aboutit à faire des blancs des blancs et des noirs des noirs. C’est sur cette vision délirante que se construit toute une idéologie anti-blanche assumée, visant à détruire à la fois la culture occidentale (« blanche »), mais encore les peuples européens (« blancs »). Tout est résumé dans l’édito du premier numéro du magazine « Race Traitor » qu’il a co-fondé:  » Make no mistake about it: we intend to keep bashing the dead white males, and the live ones, and the females too, until the social construct known as ‘the white race’ is destroyed—not ‘deconstructed’ but destroyed.  » (Ne vous y trompez pas: nous avons l’intention de continuer à attaquer les hommes blancs morts, et ceux qui sont vivants, et les femmes également, jusqu’à ce que la construction sociale connue comme « la race blanche » soit détruite -non pas « déconstruite », mais détruite)

Si son travail était une simple imposture, je n’en parlerais même pas. Seulement voilà, ses travaux ne sont ni anodins, ni sans effet. Les thèses de Noel Ignatiev sont reprises par d’autres universitaires, et surtout, servent de fondement aux théories SJW anti-blanches que l’on observe ces dix dernières années. Si Ignatiev prend toujours le soin de parler de « construction sociale » en parlant de « race blanche », parce que cet artifice lui permet d’échapper aux poursuites pénales, ce n’est pas le cas de ceux qui s’inspirent de ses « travaux ».

Capture d’écran du fil twitter de Rokhaya Diallo, captée le 6 avril 2019

Vous avez en fait probablement déjà croisé dans l’actualité française le terme de « racisme systémique », notamment dans la bouche de Rokhaya Diallo. Sachez que cette notion est issue directement des travaux publiés par Noel Ignatiev, pour qui les cultures occidentales se sont organisées à partir de l’exclusion des autres, et en particulier des africains, créant par là un ensemble de « systèmes » d’exclusion basés sur la « race ». Parce que les cultures non-occidentales n’auraient pas construit de tels systèmes, seuls les « blancs » seraient ainsi « racistes ». Admirez la pirouette intellectuelle… qui vous explique l’origine du terme « racisé », qui désigne toute personne intrinsèquement discriminée par les « blancs » à raison de leur couleur de peau, tandis que les « racisés », eux, n’auraient pas cette attitude envers les « blancs ».

Couverture du premier numéro de Race Traitor (1993); les autres numéros sont tous disponibles sur archive.org

Le journal « abolitionniste » [de la race blanche] « Race Traitor » a pour slogan « la trahison envers la race blanche est [une preuve de] loyauté envers l’Humanité ». Cette « revue universitaire » était publiée chez Routledge, un éditeur universitaire de renommée mondiale auprès duquel nos Presses Universitaires Françaises (PUF) font bien pâle figure. Si Race Traitor n’a existé que de 1993 à 2005, le temps de 16 numéros, son héritage « intellectuel » est immense et a contribué à former une véritable nébuleuse politique dédiée à la destruction des sociétés « européennes » (c’est à dire blanches) et à l’instauration d’une nouvelle ségrégation où les « racisés » seraient les dominants. Se revendiquant largement du Mouvement des Droits Civiques de Martin Luther King, ce journal n’a eu de cesse que de chercher à inscrire ses articles dans sa droite lignée. Parmi les thèmes abordés dans cette revue, on trouve évidemment des articles consacrés au Mouvement des Droits Civiques, mais aussi des articles consacrés aux relations entre « noirs » et « juifs » (racisme et antisémitisme ayant les mêmes racines) et autres « racisés, d’autres consacrés à la réécriture de l’Histoire américaine, et notamment la Guerre de Sécession (avec des conséquences importantes aujourd’hui, à travers l’attaque contre les monuments aux morts de cette période avec pour prétexte la mort d’une militante « antiraciste » à Charlottesville), la répression policière « contre les noirs » aux Etats-Unis (suite à l’affaire Rodney King, en 1992, et dont le développement fait aujourd’hui école dans chaque affaire impliquant un jeune noir face à des policiers…), la façon dont sont traités les migrants clandestins, la lutte contre l’extrême droite (c’est à dire tout simplement les blancs qui ne pensent pas selon leurs termes), le féminisme au sein des populations « racisées », la mise en avant de personnalités « racisées » pour leur lutte contre les « blancs »… Des sujets d’une brûlante actualité puisqu’il ne se passe plus une semaine sans que quelqu’un fasse un scandale à propos de l’un ou de l’autre de ces sujets et fasse les gros titres des médias occidentaux. A vrai dire, il ne manque qu’un seul thème: les LGBT.

Noel Ignatiev est également l’un des créateurs du concept contemporain de « privilège blanc » (« white privilege »), qui explique que parce que les systèmes occidentaux sont des « systèmes faits par des blancs, pour les blancs », ils sont discriminants par nature envers les « racisés » et confèrent aux « blancs » des privilèges. On le retrouve sous sa plume dès 1967, soit bien avant sa carrière universitaire, du temps où il n’était « que » militant communiste. Il est assez amusant de voir qu’aujourd’hui les militantes féministes prétendent que c’est Peggy McIntosch qui aurait « popularisé » ce concept en 1989, alors qu’il était déjà dans l’air bien avant dans les milieux communistes américains pro-noirs…


Cette référence au privilège blanc 20 ans avant qu’il ne soit universitaire montre que Noel Ignatiev n’a pas procédé à des recherches avant de bâtir sa thèse, mais qu’il a dirigé sa thèse dans le sens d’opinions politisées, idéologiques, qui étaient siennes bien avant qu’il ne rejoigne les rangs des universités. Ce n’est pas un cas isolé, loin de là. Trop souvent, malheureusement, les militants politiques prolongent leurs études et deviennent professeurs, et se servent de leur statut d’universitaire pour propager des opinions idéologiques au total mépris de la démarche scientifique.

Or, comme vous le montre ce court article, cela a des conséquences énormes pour nos sociétés basées sur la connaissance et l’information, avec des conséquences dramatiques. Quand on en arrive à se plaindre du racisme des pansements au nom de l’antiracisme, quelle discussion peut-il encore y avoir? Peut-on encore espérer quoi que ce soit de la part de gens qui s’appuieront sur tout ce qu’ils peuvent pour nous accuser de racisme et disqualifier le moindre de nos avis, nous attaquer par tous les angles possibles et imaginables? Nous qui n’avons jamais connu de politique de ségrégation en Europe, comment pouvons-nous supporter d’être accusés de tous les maux, même les plus ridicules, alors que nous avons toujours été les plus tolérants au monde? Comment ne pas devenir fous quand l’ensemble de nos médias, de nos politiques, de nos enseignants, de nos entreprises se liguent contre tout ce qui leur a permis d’être et d’exister, c’est à dire nous?

Il est temps de riposter contre cette idéologie mortifère et de la détruire à la racine. De l’empêcher de se répandre, comme le cancer qu’elle est, et de la détruire, à la racine. Des universitaires comme Noel Ignatiev, il y en a des centaines, peut être des milliers. Des gens qui ne font que propager leur idéologie délétère, qui n’a aucune matérialité scientifique, aucune prise avec la réalité. Mais peu ont autant d’influence que ces ordures. Il est temps de les dénoncer, et de les annihiler, eux et leurs émules.

Ces gens agissent dans l’ombre. Les mettre en lumière est le meilleur moyen pour les disqualifier, eux et leurs idéologies qui ne sont bâties que sur du vent, mais causent des dégâts considérables sur notre qualité de vie, et notre vision du monde.

Plutôt que d’attaquer ceux qui ne nous ont rien fait, prenons nous-en à ceux qui nous haïssent, comme Noel Ignatiev et tous ceux qui se réclament de lui ou propagent ses idées.

Qu’est-ce que le capitalisme?

Je lis en permanence des articles et des livres parlant du Capitalisme qui ruinerait le monde et serait la cause de tous les malheurs de cette planète. Pollution, destruction d’espèces animales et végétales, misère humaine, le Capitalisme semble être d’après tous les auteurs qui en parlent une abomination dont on comprend mal comment l’Humanité en supporte le poids mortifère.

Il se trouve que je suis économiste: j’ai un Master d’économie, et j’ai suivi un an de programme d’enseignement doctoral à Turin. Et j’ai beau avoir réussi haut la main mes études, je n’arrive toujours pas à comprendre de quoi les économistes de think tanks comme Les Economistes Atterrés, Terra Nova, et des tas et des tas d’autres peuvent bien nous parler.

A vrai dire, je pense qu’eux-mêmes ne le savent pas.

L’enseignement de l’économie en France, et de manière générale en Europe, est un enseignement essentiellement mathématique. L’économie était jusqu’aux années 1870 considérée comme une science sociale, et s’appelait « Economie Politique ». Il s’agissait d’appliquer de bonnes « recettes » de gouvernance pour gérer un budget, la production industrielle, la monnaie… Ses principes étaient dits « politiques », par opposition à la mécanique et aux mathématiques. L’Economie était ainsi régie par des principes philosophiques, et les économistes étaient des penseurs, et non des « calculateurs ».

La situation a changé au tournant des années 1870, avec ce qu’on appelle la « Révolution Marginaliste ». Trois grands courants naissent à cette époque: ce qu’on appellera l’école autrichienne, avec Carl Menger, l’école de Cambridge avec William Jevons, et l’école de Lausanne avec Léon Walras. Ces deux derniers courants se confondent dans ce qu’on appelle l’économie Néo-Classique.

Walras n’avait pas une formation d’économiste: il sortait de l’école des Mines de Paris, et était ingénieur. De par sa formation, il s’est employé à développer une méthode de calculs précis à appliquer à l’économie, une véritable révolution en soi. Grâce à des équations, il devenait possible de calculer le rendement horaire d’une usine, ou d’un employé, d’optimiser la production en fonction des coûts et bénéfices attendus, et au final, de prévoir l’ensemble de l’Economie. Parce que Walras est français et que son influence à l’époque est considérable, sa démarche mathématique se répand en France comme une trainée de poudre et détrône la vieille économie politique, et ceci d’autant plus que l’économie politique était issue de la Perfide Albion.

Près de 150 ans plus tard, c’est toujours cette économie mécaniste qui est enseignée en France, et l’économie politique a quasiment disparu. Ce qui signifie que quand vous entendez un économiste français parler, vous êtes garantis qu’il a une vision de l’économie totalement déconnectée de ce qu’elle est: une activité humaine.

Alors qu’est-ce que tout ça a à voir avec le Capitalisme?

Tout, à vrai dire. L’économie néo-classique, ultra dominante aujourd’hui, est une économie de l’optimisation d’équations où les travailleurs deviennent des variables ajustables, et d’où tout ce qui ne concerne pas le résultat économique attendu, c’est à dire le profit, est tout simplement écarté des calculs. Si vous prenez les courbes produites par Thomas Piketty dans son médiocre Capital au XXe Siècle qui avait fait couler tant d’encre dans les médias à sa sortie, vous pourrez constater qu’à aucun moment n’apparaissent de variable concernant la pollution ni aucun facteur environnemental, ni même social. Comme tous les autres, il se contente de facteurs dans des équations pré-définies (par lui ou d’autres économistes pensant comme lui), qui sont fixées sans prendre en compte les futures évolutions que connaît notre société ou notre monde. Et comme ces équations déshumanisées ne peuvent pas fonctionner dans un monde en perpétuelle évolution sous l’effet de l’action humaine, leurs résultats sont faux, et leurs effets sont généralement délétères. Si je parle de Piketty, c’est tout simplement parce qu’il était (parmi d’autres) conseiller économique de François Hollande: on en a vu le résultat. Piketty a bien essayé de s’éloigner de la catastrophe qu’a été le quinquennat d’Hollande en prétextant que certains de ses conseils n’avaient pas été suivis, mais il a soigneusement oublié de préciser que l’essentiel de ses préconisations avaient été suivies d’effet, avec les conséquences que l’on connait.

Ces économistes, pour expliquer l’échec de leur méthode mécaniste (« si je change ceci, ça influencera toujours cela en retour dans telles proportions »), se déchargent de leurs responsabilités et blâment le « Capitalisme ». Vous remarquerez qu’ils ne prennent jamais la peine d’expliquer de quoi ils parlent: il leur suffit d’agiter vaguement les « 1% », de parler des riches contre les pauvres, et ils s’en tirent avec une pirouette.

En réalité, le Capitalisme n’est ni une idéologie comme peut l’être le Marxisme, ni même un courant économique. Le Capitalisme est un mode de développement totalement apolitique: un entrepreneur investit dans les moyens de production de son entreprise pour en augmenter les capacités, ce qui génère en principe plus de revenus et améliore son bénéfice, dont il pourra se servir pour développer ses moyens de production, et ainsi de suite. Et c’est tout. Le capitalisme est simplement une façon de gérer son entreprise en faisant en sorte qu’elle s’agrandisse grâce au réinvestissement des bénéfices dans les moyens de production.

Le Capitalisme est, comme je l’ai mentionné, apolitique. Il s’oppose à la Chrématistique, c’est à dire à l’accumulation des richesses pour elles-mêmes. Cette notion, qui remonte à Aristote, désigne tout comportement visant à un enfermement des richesses (principalement l’or et l’argent, en pièces ou en lingots) dans des coffres, à la manière de l’Avare de Molière: cette monnaie accumulée ne sert à rien; or l’essence de la monnaie est de permettre l’échange de biens ou de services. C’est l’absence de réinvestissement (et l’avarice qui en est à l’origine) qui génère les troubles dans la société humaine.

Après avoir lu ceci, pensez-vous que nous sommes dans une société capitaliste, ou dans une société chrématistique?

Poussons encore plus loin. Tout le monde oppose aujourd’hui « Capitalisme » et « Marxisme » (ou ses dérivés communistes, socialistes, etc…), or le Marxisme n’est rien d’autre que l’appropriation des moyens de production par ceux qui les utilisent, réunis en coopératives elles-mêmes unies et régies par le Parti des travailleurs (ou parti communiste) dans une structure étatique sensément au service de la classe ouvrière. Le Marxisme ne parle jamais d’accumuler des richesses: son principe est de les réinvestir pour accroître le bien-être social. Et comment accroître sans cesse le bien-être social? Vous comprenez où je veux en venir: le Marxisme et tous ses dérivés sont par essence capitalistes. Karl Marx était un historien, et non un économiste, et a désigné par le terme « capitalisme » le comportement prédateur visant à s’approprier toujours plus de richesses, ce qui est la définition même de la chrématistique aristotélicienne.

Cette méprise a des répercussions cataclysmiques aujourd’hui: sous couvert de lutter contre le « capitalisme », nos dirigeants favorisent en réalité la prédation économique et la concentration des richesses mondiales dans les mains de quelques uns, dont ils font partie. Or, l’appropriation des richesses mondiales par des grands dirigeants de multinationales financières qui exigent des profits de plus en plus élevés provoque une baisse drastique des réinvestissements. L’économie mondiale est financiarisée, mathématisée, déconnectée de l’économie réelle. Seules comptent les équations, toujours plus complexes, et les chiffres: coûts, profits, pourcentages. L’affaiblissement du réinvestissement réduit considérablement le développement mondial. Que l’on ne confonde pas ici Développement et Progrès technologique. Si ce dernier n’a pas l’air d’être affecté, c’est parce qu’en réalité il se concentre sur un petit nombre de domaines très rentables. En fait, sans nous en rendre compte, notre niveau technologique baisse: la durabilité et la qualité de nos objets a chuté, leur technicité est sans cesse réduite, et leur apport en terme de bien-être est devenu marginal, pour ne pas dire nul. Nos aliments sont empoisonnés, notre environnement est détruit, notre qualité de vie est dégradée, et nos habitats deviennent carrément nuisibles. Seuls quelques produits, pour la plupart informatiques ou électroniques (smartphones, ordinateurs…), bénéficient d’un véritable progrès, qui commence à avoir du mal à cacher la véritable régression que l’on connait ailleurs.

Ne vous laissez plus avoir. Seul le Capitalisme est gage de progrès, et pourra sortir l’Humanité de l’ornière où elle a été plantée par quelques milliers d’accapareurs qui tôt ou tard devront rendre des comptes.


Le grand remplacement est une réalité

Bon, tiens, on va parler de la « théorie du grand remplacement ». Alors tout le monde ces derniers jours vous balance jusqu’à la nausée que c’est à cause de Renaud Camus, dont plusieurs bouquins portent sur les questions démographiques et dont l’un porte ce titre, que l’extrême-droite fantasme sur un « prétendu complot visant à remplacer les populations blanches européennes au profit des populations noires africaines ».
Il faut savoir que Renaud Camus n’a fait que reprendre ce terme de « remplacement de populations », il n’en est pas l’inventeur. D’où est-ce que ça vient?
De l’ONU, mesdames et messieurs, rien moins que de l’ONU et de son organe « International Organization for Migration ». Le terme de « migration de remplacement » (« replacement migration ») se retrouve ainsi noir sur blanc sur le site de l’organisation internationale la plus connue et la moins soupçonnable d’accointances d’extrême droite. L’organe en question a, entre autres, publié un rapport sur les migrations internationales, le 17 mars 2000. On peut y trouver des tas de références au remplacement de populations européennes par les migrants (notamment d’Afrique), parce que le taux de fertilité des européens est moins élevé que celui des migrants. De fait, les populations blanches européennes ont tendance à se réduire inexorablement, tandis que celles des migrants extra-européens ne peuvent qu’augmenter en nombre et en proportion.
Le rapport est là: https://publications.iom.int/…/files/pdf/wmr_2000_edited.pdf
Et la page consacrée est là: https://www.un.org/press/en/2000/20000317.dev2234.doc.html.
Il ne s’agit pas d’une théorie, mais d’un fait, avéré, et constatable dans la vie quotidienne, qui n’a rien à voir avec le complotisme ou l’extrême droite, mais tout à voir avec la démographie. C’est un phénomène généralisé à tous les pays développés, mais qui touche particulièrement l’Occident, parce que nos dirigeants ont fait le choix dans les années 1970 de recourir à l’immigration pour compenser la perte de main d’œuvre que le vieillissement des populations et la diminution des taux de fertilité allaient provoquer après 2000. Le Japon, lui, a fait le choix de la robotisation; l’Europe a délocalisé ses moyens de production en Asie, amplifiant encore le problème du chômage, né, comme par hasard, dans les années 1980, soit après l’instauration d’un véritable laxisme d’Etat sur les questions migratoires (et l’instauration du regroupement familial, qui a causé un mal terrible à notre société pour des tas de raisons socio-économiques).
Encore une fois, ce n’est pas une théorie, c’est un fait, une politique publique menée dans toute l’Europe de l’ouest depuis 40 ans, que l’on peut reconstituer à partir de toutes les lois et de toutes les statistiques démographiques.